Signez la Motion !

Motion proposée par le Collectif Prouvènço pour la reconnaissance du provençal et l’exception culturelle provençale

Bravo à tous pour cette jolie mobilisation. Plus de 3085 signatures en deux mois et vos courriers nous parviennent en grand nombre de toute la Provence.

Nous annoncerons régulièrement la progression du nombre de signatures globales sur le site du Collectif Prouvènço : http://www.collectifprovence.com

Pour la reconnaissance du Provençal
Le Manifeste pour la Provence

Préambule

En novembre 2002 déjà, aux Assises Interrégionales occitanes de Béziers, Bernard Cerquiglini, alors président de la Délégation Générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), appelait de ses vœux la construction d’une structure interrégionale qui serait le « {conseil de la langue occitane ou de la langue d’oc} ». Et de préciser, à l’époque : « pas la peine de dire interrégional car Robert Lafont a raison, il sera européen ».

On voit là que l’idée d’un centre interrégional dédié à l’occitan date d’au moins 10 ans en arrière. Bernard Cerquiglini affirmait alors qu’il fallait mettre au point « une structure de coordination politique de décideurs qui mette en jeu un certain nombres de régions, de départements, de grandes villes ; trouver un moyen d’obtenir une structure de coordination avec des financements, un budget. » Il argue d’un pôle toulousain qui financerait l’édition en occitan mais surtout de « cette chose toute nouvelle qui est la coordination à un niveau politique inouï dans la France républicaine, c’est-à-dire quelque chose qui soit six régions, quelques départements, des grandes villes ; il faut les faire travailler ensemble ».

En mai 2010, près de 8 ans plus tard, James Costa, ancien professeur d’occitan, rédige un article, dans le cadre de ses nouvelles fonctions en sociolinguistique de l’éducation au sein du laboratoire ICAR de l’Université de Lyon. Cet article, intitulé « du local au global : essai de clarification idéologique préalable », et portant la mention « {ne pas diffuser » sur chaque pleine page, se trouve pourtant en accès libre sur internet. Voilà ce qu’on peut lire, notamment, dans la conclusion : « Les enjeux symboliques, comme la conquête d’un CAPES spécifique de provençal ou la reconnaissance du provençal comme langue de France, par ailleurs sans conséquence politique réelle dans l’état actuel de la politique linguistique française, sont à la fois trop dérisoires – et précisément de ce fait trop importants – pour faire l’objet d’une conciliation. »

Enfin, en 2012, le PEN Club Occitan, qui rassemble des auteurs en occitan, a lancé un manifeste affirmant « le caractère un et divers de la langue et de la culture d’Oc} ». Dans ce document on peut lire que la «{ langue d’Oc ou langue occitane » possède de nombreuses variétés régionales. Toujours selon ce document qui assène ses contre-vérités et ses croyances dogmatiques et sectaires comme en ont l’habitude des mouvements occitanistes : « l’intercompréhension générale entre ces variétés pour un locuteur qui maîtrise correctement l’une d’elles se fait sans difficulté, dans cet espace d’oc, il n’a nullement besoin d’interprète ! Toutefois, le fait que cette langue n’ait jamais été la langue d’un ensemble politique uni, qu’elle ait été longuement confinée dans un usage principalement privé et vernaculaire, entre groupes de proximité, a pu faire croire à quelques observateurs extérieurs ou inattentifs à un émiettement de cet ensemble en plusieurs langages différents. Certains groupuscules, refusant le consensus de la majorité des linguistes sérieux, vont ainsi jusqu’à prétendre qu’il y aurait non pas une mais plusieurs « langues d’Oc ». Mais ce n’est pas tout ! « Demander, comme le font certains, que les variantes de la langue d’Oc soient reconnues comme autant de langues à part entière, c’est briser ce mouvement d’échanges multiples et appeler à un repli mortifère sur soi. » Ainsi, selon le PEN Club Occitan, aucun échange ne saurait exister si chaque langue d’oc était reconnue en tant que telle : quelle drôle d’idée !… Transposé à l’Europe, cela voudrait dire que la France et les autres pays d’Europe (par exemple notamment ceux de langues romanes) ne sauraient avoir d’échanges culturels puisqu’ils sont des entités différentes, avec des langues différentes !… Mais il est vrai que rien n’arrête les tenants de l’idéologie occitaniste, pas même et surtout pas le ridicule !

A son tour, la Région Midi-Pyrénées, dans un rapport de 58 pages, nous explique un schéma de développement régional et interrégional de l’occitan.

De la même façon, la Région Aquitaine, dans un courrier adressé à l’ensemble des Collectivités régionales visées, soit 32 départements et 6 régions, dont la Provence, demande la création et le financement d’un centre interrégional occitan. Cette demande est signé du Président de la Région, sous l’impulsion de David Grosclaude, ex-président national de l’IEO (Institut d’Etudes Occitanes, mouvement militant aux positions outrancières bien connues) et membre du parti occitan, devenu, par le jeu des alliances politiques, vice-président du Conseil Régional d’Aquitaine. Il s’agit bien sûr d’essayer d’imposer de l’extérieur une occitanisation à laquelle la Provence et les Provençaux ont toujours résisté.

D’ores et déjà, plusieurs collectivités provençales ont décidé de ne pas donner suite à cette demande.

La motion suivante sera remise aux élus provençaux et aux dirigeants des collectivités territoriales, régions, conseils généraux…

 Manifèste pèr Prouvènço

Pourquoi défendre et promouvoir le provençal comme langue de France à part entière ?

La langue provençale est vivante, à l’image de la culture qu’elle porte. La vitalité de l’édition, de la chanson, de la presse d’expression provençale, du théâtre ou des associations culturelles en est la démonstration. L’audience des émissions télévisées en provençal le confirme. L’usage du provençal dans les affichages publics, panneaux et publicités, témoigne de ses fonctions identitaires et économiques.

Les enjeux majeurs du soutien à la pluralité linguistique de la France, et notamment aux langues de France dites « régionales », sont dorénavant connus et largement acceptés, même s’il reste beaucoup à faire pour mettre en œuvre une véritable politique linguistique efficace en ce sens. Car il n’en reste pas moins que le provençal est en danger. Un intérêt renouvelé lui est porté, une demande sociale de préservation s’exprime, mais sa transmission familiale est de moins en moins assurée, son enseignement reste limité, sa place dans la vie quotidienne reste discrète, et la disparition progressive des générations qui l’ont acquis en famille réduit chaque jour le nombre de ceux qui le parlent.

Précédemment, en 2007 et en 2009, le Collectif Prouvènço a appelé à manifester pour la reconnaissance de la langue et de la culture provençales. Car, hélas, de façon persistante depuis quelques décennies, le provençal se voit contester par certains mouvements militants son statut de langue afin de l’intégrer de façon abusive et forcée dans une langue dite « occitane ». Ce refus de reconnaissance est régulièrement relayé, mais prudemment, par les deux grands ministères en charge des langues de France : celui de l’Éducation Nationale (alors que sa position antérieure était beaucoup plus nuancée) et celui de la Culture, depuis la création de la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France en 1999.

Depuis 2010, le Collectif Prouvènço interroge chaque année la population sur de grands thèmes liés à la langue et à la culture provençales, à travers des forums citoyens ouverts à tous. Le premier du genre s’est tenu à Châteaurenard en janvier 2010 et avait pour thème « Une loi pour les langues régionales ? ». A cette occasion, les liens étroits entre l’identité provençale et l’économie de la Région ont été soulignés. En 2011, à Maussane-les-Alpilles, le Collectif Prouvènço s’est intéressé à l’enseignement de la langue provençale de la maternelle à l’université. Puis, en avril 2012, il a convié les provençaux, toujours à Maussane-les-Alpilles, aux premières Assises de la langue et de la Culture Provençales. A cette occasion, l’association a présenté au public l’Observatoire de la Langue et de la Culture Provençales, dont les locaux se situeront à Cheval-Blanc, dans le Vaucluse, et a lancé une grande souscription publique pour soutenir les actions de cet outil qui sera au service des provençaux.

Il faut rappeler que :

• le provençal est une langue parlée ou comprise et identifiée comme telle par plusieurs centaines de milliers de personnes dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et au delà dans la « Drôme provençale », la région nîmoise et certaines vallées du Piémont italien ;

• le provençal est vécu par les Provençaux comme une langue distincte à part entière, qui jouit d’un large soutien de la population et des collectivités locales, qui bénéficie d’un net mais fragile regain dans la vie publique depuis quelques décennies (publicités, signalisation routière, festivals, théâtre, usages publics, etc.) ;

• le provençal est considéré distinctement comme langue à part entière par l’immense majorité des linguistes, des institutions locales, régionales et internationales ;

• le provençal, a été reconnu à la fois comme langue spécifique de la Provence et comme langue menacée par l’UNESCO (Atlas des langues en péril dans le monde, UNESCO, 1996) et par le guide des langues du monde le plus reconnu au niveau international (Ethnologue, languages of the world) ;

• le provençal est une langue d’expression littéraire reconnue (Prix Nobel de F. Mistral), possédant une orthographe moderne fixée au XIXe siècle et aujourd’hui employée par quasiment la totalité des collectivités, écrivains, enseignants, ouvrages linguistiques et pédagogiques… ;

• il existe spécifiquement pour le provençal des grammaires, des dictionnaires, des méthodes d’enseignement, des maisons d’éditions et des centres de recherche.

Toutes les enquêtes de terrain et les études scientifiques confirment que le provençal réunit toutes les conditions de reconnaissance comme langue à part entière, dotée des moyens de sa promotion et de son enseignement.

Parallèlement, toutes les études historiques montrent que l’ « Occitanie » n’a jamais existé, que ni les régions ni les parlers du grand sud n’ont jamais été unifiés dans leurs usages, leurs formes et leurs graphies.

L’affirmation de l’existence d’une « Grande Occitanie » dotée de sa « langue occitane » unifiée est une construction idéologique plus que discutable, dans ses fondements comme dans ses projets.

Or, promouvoir le provençal comme langue à part entière avec des mesures adaptées à sa situation particulière est la seule possibilité pour qu’il survive. L’intégrer dans un ensemble « occitan », et lui appliquer les mesures inadaptées préconisées par les militants de cette langue artificiellement unifiée, conduira inévitablement le provençal à sa disparition. Il est clair que serait vouée à l’échec une éventuelle politique linguistique et éducative qui prétendrait concerner le provençal :

• sous un nom que la population ne lui connaît pas (« occitan ») alors que le terme provençal est employé par près de 90% de la population pour le nommer ; avec une graphie « occitane » à peu près inutilisée en Provence, sous laquelle les Provençaux ne reconnaissent même pas leur langue et dont l’archaïsme et la complication rendent l’apprentissage très difficile (90% du provençal écrit l’est en orthographe moderne dite « mistralienne » depuis plus d’un siècle) ;

• en définissant une langue unique « de Nice à la Gascogne et de l’Auvergne à Toulouse » d’une façon totalement étrangère aux points de vue, aux usages et aux attentes des usagers de la langue provençale et des autres langues de la famille d’Oc. Voire en proposant un « occitan standard » de substitution à la place des variétés locales du provençal qui motivent l’essentiel de l’attachement à une langue « régionale » de proximité…

Un grand et vif débat public a eu lieu depuis plusieurs années entre les tenants d’une intégration dans un occitan unifié et les tenants des langues d’oc, chacune d’elles étant une langue à part entière. La population provençale et ses élus légitimes ont exprimé massivement un choix pour une reconnaissance du provençal comme langue à part entière. La presse, les questions écrites des députés et sénateurs, les courriers, déclarations ou adhésions au Collectif de nombreux maires et jusqu’au Président de notre Région s’en sont fait l’écho. Les principes humanistes, républicains et loyaux qui les animent sont incontestables. Des études scientifiques confirment les fondements de ce choix. Il est donc grand temps que la situation du provençal soit définitivement et démocratiquement clarifiée pour que vive dignement cette langue aux côtés des autres langues de la famille d’oc et de toutes les autres langues de France, d’Europe et du monde.

Il est de notre devoir citoyen à tous de nous engager pour cela.

Pour toutes ces raisons, nous nous prononçons, avec le Collectif Prouvènço qui créé un Observatoire de la Langue et de la Culture Provençales à Cheval-Blanc (84) :

- 1 -

pour la reconnaissance du provençal comme langue de la Provence

- 2 -

contre un centre supra régional occitan

- 3 -

pour l’exception culturelle provençale

 

 

Tous les cours de Provençal 2012/2013

Dans le cadre des activités de l’Observatoire de la Langue et de la Culture Provençales, le Collectif Prouvènço est heureux de vous adresser une liste des cours où il est possible d’apprendre le provençal.

Cette liste est continuellement réactualisée et disponible d’un simple clic sur notre site internet.

Nous espérons que vous en apprécierez le contenu et restons à votre disposition pour toute question relative à l’apprentissage du provençal.

TOUS LES COURS DE PROVENÇAL 2012/2013

Atelier Economie – Le 31 mars 2012 à Maussane-les-Alpilles

Atelier Economie par Jean-Pierre Richard

Animateurs : Jean-Pierre Richard (Grans • économie), Serges Goudard (Avignon • économie), Nicolas Coissard (Salon-de- Pce • Medias), Karine Surcouf (Miramas • tourisme), Jack Touchard (Mallemort du Comtat • économie), Mohamed Neri (Salon-de-Pce • économie), Nicole Dubois (St-Chamas • économie), Thiery Mazel (Grans • Medias), Maurice Goletto (Grasse • économie), Denis Vial (Salon-de-Pce • économie), Christian Mounier (Cheval-Blanc • économie), Felix Borel (Cheval-Blanc • Agriculture).
L’idée centrale qui ressort de cet atelier est de développer la notion de partage d’une même culture, celle de la Provence.

En matière de médias, force est de constater que les medias qui sont frileux ou qui boycottent la culture provençale  sont ceux dont le taux de pénétration ou d’écoute est en baisse.

Conclusion, il est très important et essentiel de valoriser les médias qui mettent en avant notre langue, notre culture, nos traditions et l’économie de la Provence.

Le résultat de ces Assises sera communiqué aux Chambres de Commerce et de l’Industrie, pour information et valorisation. Il est absolument certain que l’image de la Provence est porteuse en matière d’économie, tourisme, produits régionaux, patrimoine, entreprise au savoir-faire régional…

Pour cela il est proposé :

  • De revenir au nom historique de notre région pour l’appellation « Provence ».
  •  De créer un label (soumis à un cahier des charges) comme « Origine Provence » ou « Made in Prouvènço ».
  •  De valoriser des produits régionaux par un organisme de centralisation. Valorisation de jus de fruits locaux avec distribution courte : hôpitaux, cantine scolaire, maison de retraite…

Le tourisme est aussi un secteur très important de l’économie provençale et on peut constater que tous les facteurs qui apportent une part de culture, de tradition, de langue favorisent une fréquentation assidue de notre région.

Atelier Théâtre – Le 31 mars 2012 à Maussane-les-Alpilles

Atelier Théâtre par Monique Site

 

Nờu persouno s’acampèron à l’entour de Mounico Site, autant de pastouralié que de coumedian amatour.

 

Ço qu’eisisto
Tóuti rescontron li mémi peno :

  •  Manco de mounde  pèr aprendre e jouga ; Pas gaire de dispounibleta
  •  Faudrié mai de jouine (de 15 à 35 an)
  •  Mancon de pichòti salo agradivo dins li vilage o li quartié
  •  Evoulucioun dis esperit emé la televisioun e li lesi mai eisa.

Proupousicioun

Recampa forço pichot pèr i’é douna lou goust de la lengo e dóu tiatre. Aceita que s’aliuenchèsson pèr lis estùdie, e, abarri si pichots enfant… Se poudrié ansin espera que li quaranto an revenguèsson… Assaja tambèn emé l’escolo e lis ensignaire.

Qu’espera de l’óusservatòri

Pèr la mediatèco, marca li pèço dóu repertòri (emé li dre pèr paga is autour, se n’i a). Faire la tiero di chourmo pèr respondre i demando di coumuno o dis associacioun que cercon un espectacle. Recampa de DVD di pèço jougado. Establi uno tiero di coumedian que podon parla (o canta) prouvençau pèr li radiò, la televisioun naciounalo, pèr  lou cinema o li reclamo.

Atelier Sport – Le 31 mars 2012 à Maussane-les-Alpilles

Atelier sports par Bernard Faure

Trois participants à cet atelier : Edmond Chabert, ancien jouteur martégal, vainqueur de « la Saint Pierre» en 1958, Bernard Bacchi et Bernard Faure, élus en charge des traditions à Arles et à Istres. Les échanges permettent tout d’abord d’évoquer la tradition des Joutes.

Il s’agit d’une très ancienne tradition puisque l’enquête dite du préfet Villeneuve proposée en 1820 et 1825 aux équivalents des maires actuels démontre par exemple, pour la ville d’Istres (qui comptait 2 785 habitants en 1820 !), l’existence de tournois de joutes qui « révèlent l’habileté des marins » notamment lors de la fête patronale estivale de la Saint-Etienne. Et à Istres on constate une tradition ininterrompue de ce sport jusqu’à nos jours les tournois s’étant déplacés de l’Étang de Berre à celui de l’Olivier.

Pour Arles, il faut enregistrer une récente renaissance des joutes arlésiennes, la société nautique de sauvetage, en sommeil, ayant laissé la place aux Targaire Arlaten, le nouveau club comptant une soixantaine de membres, après l’achat par la municipalité de deux bateaux de compétition. Les deux sociétés invitent d’ailleurs les amateurs de tournois à assister à Arles, le 16 juin 2012, à la journée des Joutes et au trophée Louis Plume en hommage à  un champion local auquel s’est « frotté » M. Chabert.

Par ailleurs, deux étapes du Championnat de Provence se dérouleront le 14 juillet prochain à Istres et le 15 juillet à Arles. Les joutes font donc partie de la tradition vivante et de la mémoire de nombre de Provençaux  et comptent au nombre des sports populaires mobilisateurs.

La Pétanque fait partie des sports de boules

Elle a été inventée par des provençaux et notamment par Jules Lenoir, un passionné de boules, originaire de La Ciotat, qui,  perclus de rhumatismes ne pouvait plus s’adonner à sa passion, le Jeu Provençal ! C’est en regardant avec nostalgie, en 1907, ses amis jouer à « la longue » que lui vint l’idée d’inventer un jeu à courte distance tout en jouant avec les deux pieds posés au sol : « Li ped tanca » – d’où le nom pétanque – alors que la longue se jouait sur un seul pied ou, pour le tir, après une course de trois pas. Jules Lenoir ne se doutait pas qu’il venait d’inventer un jeu universel et promis à un bel avenir.

En un siècle la Pétanque a conquis tout l’Hexagone comme le prouve la dernière Coupe De France ayant mobilisé 2 570 clubs et dont la finale, organisée à Istres,  a vu la victoire de Metz sur Antibes. Il faut savoir aussi qu’en Octobre prochain seront organisés à Marseille les Championnats du Monde qui réunissent 85 nations ce qui démontre que la Pétanque est devenue un concurrent universel au ballon rond !

Voici les caractéristiques originelles de ce jeu qui révèlent l’âme provençale et un certain art de vivre : Grande liberté du Jeu, rapidité et facilité d’exécution, oscillation entre loisir convivial et sport d’élite – preuve que certains éléments de notre patrimoine s’exportent aisément…

La Pétanque en fournit judicieusement la démonstration.

Les joutes et La Pétanque constituent deux facettes de la culture provençale, deux facettes parmi mille et une autres d’une identité riche de potentialités.

Atelier Patrimoine – Le 31 mars 2012 à Maussane-les-Alpilles

Atelier Patrimoine par Eve Pradines

Qu’est ce que le patrimoine ?
Tout ce qui traverse les âges, ce qui doit être préservé dans le temps et ce qui doit être transmis aux générations futures. C’est la mémoire de notre région.

Il comprend : les monuments (puits, lavoirs, chapelles…), les sites naturels (salins, Crau, canaux, garrigue, étangs…), le vivant (cigales, moustiques, chevaux, taureaux, flamants roses…), la langue, le costume, les fêtes traditionnelles (la transhumance, fêtes des bergers, les pastorales…), la cuisine, la musique, chorales, le savoir faire (agriculture, bergers, savonniers, santonniers…), le savoir être et notre art de vivre (pétanque, pastis…).

Qu’est ce qu’on attend de l’Observatoire ?
Qu’il préserve ce patrimoine et le transmette aux générations malgré des règles administratives lourdes qui compliquent et détruisent les initiatives.

Comment préserver ce patrimoine et le transmettre ?

  •  Par la connaissance de notre patrimoine matériel et immatériel ce qui évitera de le détruire et permettra de le protéger (par des conférences historiques, en répertoriant monuments, sites…)
  •  En donnant de la valeur aux choses et en étant vigilant (par exemple, disparition préjudiciable de sources d’eau)
  •  En sensibilisant les mairies pour mettre en valeur ce dit patrimoine. Pourquoi pas en inscrivant les noms des villes de la région en provençal, en affichant le drapeau, en multipliant les fêtes pour perpétuer nos traditions et notre savoir, en valorisant les produits du terroir et en incitant à les consommer, en valorisant les métiers et savoirs-faire qui représentent nos régions, les associations et les initiatives qui protègent la Provence et sa culture. Par exemple en les inscrivant sur les sites internet des mairies
  •  En réapprenant le Provençal à l’école dès le plus jeune âge, l’histoire de notre région et de la ville où on habite.
  •  Et naturellement en adhérant au Collectif Prouvènço, à différentes associations locales, ce qui permet de partager notre passion et plus encore en transmettant notre passion de la Provence au sein de nos familles.

Conclusion
Soyons chauvins, notre patrimoine est riche et nous pouvons en être fiers. Il faut vivre notre Provence avec nos produits et nos traditions. Un dernier constat partagé par tous : qu’est ce qu’il est agréable de se retrouver autour d’une table et de parler de notre Provence que nous chérissons tous !

LES ASSISES – Atelier Langue

Le 31 mars 2012 à Maussane-les-Alpilles
Atelier langue par Remi Venture

 

Un trentenau de persouno fuguèron presènto à-n-aquesto sesiho. Fuguè uno matinado drudo emé d’escàmbi fruchous, que n’en poudèn tira ço que vaqui.
Estamen de la lengo dins aquelo debuto dóu siècle XXIen

  •  Terro duberto e caire-fourc vertadié, la Prouvènço a sèmpre couneigu uno grosso mescladisso de populacioun. S’aquelo realita se retrovo tout lou long de l’istòri nostro, acò devenguè enca mai impourtant dins lou siècle XXen…
  •  Dins un mitan culturau ounte la lengo, lou mai souvènt, s’entènd plus, i’a plus ges de tramessioun naturalo. Ansin, es maleisa d’atrouva de jouine que volon se metre au prouvençau…
  •  Lou mai souvènt, lis ensignaire, éli meme, s’interèsson pas gaire à la culturo prouvençalo. E meme dins aquéli qu’ensignon lou prouvençau, n’i’a pas proun que soun de militant vertadié pèr la Causo nostro…
  •  Sarié pamens faus de se pensa que la marrido situacioun dóu prouvençau s’apren soulamen is escolo… Meme dins lou pichot mounde de la Tradicioun, la lengo es mens amado que, pèr eisèmple, lou coustume…
  •  Despièi lou tèms de Mistral, lou prouvençau a chanja d’estatut. Dins lou siècle XIXen, s’agissié dóu parla poupulàri, aquéu di « pastre e gènt di mas », alor que li letru emplegavon lou francés. Vuei, es lou countràri. Lou prouvençau es plus uno lengo poupulàri, mai un signe de culturo…

Proupousicioun

  •  Fau atriva lis Elegi, faudrié qu’acetèsson de n’en faire mai pèr la lengo…
  •  Avaloura la fourmacioun dis ensignaire, qu’aquéli-d’aqui fugon proufessour de mestié – pèr lis establimen publi e priva…-, o dins lis assouciacioun, pèr lis adulte… S’agis de quauco-rèn qu’es d’autant mai impourtant que l’ensignamen de la lengo se dèu pas faire dóu meme biais segound lou publi touca.
  •  Dins aquelo escasènço, la creacioun d’un ourganisme sus la lengo e la culturo prouvençalo, tant coume lou vòu faire lou Couleitiéu Prouvènço, sara forço precious.
  •  Li media coume la televesioun e li radiò an sembla en tóuti forço impourtant pèr l’espandimen de la lengo. Es parié pèr la musico, la cansoun, e tout ço que pourrié atriva li jouine e avaloura, pèr éli, l’image de la culturo prouvençalo. Raport i media, s’evouquè lou proublèmo tihous de France 3.
  •  Au noum de la justiço, li prouvençalisto devrien pousqué ié passa, éli que n’en soun foro-bandi… France Télévision es uno cadeno de televesioun publico.  Devrié pas unicamen servi pèr la proupagando panóucitano !…
  •  Certo, dins li tèms que sian, lou prouvençau pourra èstre qu’uno lengo de culturo e d’identita. Mai faudrié pas que s’encountentèsse de deveni uno meno de latin o de grè, unicamen parla – e subre-tout escri !….- pèr li saberu…
  •  Es pèr acò que fau enfin favourisa lis espressioun ouralo, pèr faire parla, emai faire ausi parla la lengo i gent que la counèisson pas : cafè literàri o « prouvençau », aperitiéu, counversacioun…

 

Atelier Costume – Le 31 mars 2012 à Maussane-les-Alpilles

Atelier Costumes par Michèle Fabre

 

Plus de 40 personnes étaient présents à l’atelier Costumes. Voici les différents costumes représentés  :

 

 

le costume de Marseille
le costume du Var Maritime
le costume des Alpes Maritimes
le costume d’Aix-en-Provence
le costume Comtadin
le costume des Basses-Alpes
le costume d’Arles
Propositions :

  • Différencier les différents costumes de Provence et connaître les costumes des autres territoires de Provence.
  • Pouvoir trouver dans l’Observatoire des documentations à chaque costume, iconographie, livres… Liste de musées et leur contenu.
  • Liste d’ouvrages sur les costumes. Un exemple a été donné par Nicole Niel qui est en train actuellement de constituer la typologie du costume d’Arles en collectant des documents anciens, et des pièces afin de les photographier et faire le bilan du dernier costume porté : celui de 1900 (cette démarche peut être valable pour tous les différents costumes de  Provence). Il en résulterait un fond de documentation pour les reconstitutions pouvant être présentées sous forme de livrets.
  • Constituer une banque d’images.
  • Lister les pièces communes des différents costumes de Provence et les façons de les porter.
  •  Définir des techniques de couture.
  •  Organiser des discussions entre les différents représentants des « territoires » de Provence pour parler de chaque costume, son évolution et son histoire.
  •  Il a été également proposé de se rapprocher de l’école du Louvre pour l’histoire du costume et d’imaginer un partenariat pour des travaux dirigés sur le costume.
  •  Faire de l’Observatoire un point de ralliement.
  •  Faire un répertoire de tous les groupes ou associations ainsi que des manifestations, conférences, expositions et les centraliser.
  • Une question a été posée : à savoir quelle sera la délimitation géographique de l’Observatoire*.
  •  L’Observatoire pourrait aussi fournir des conseils pour des démarches administratives pour la constitution de dossiers pour l’obtention d’aides ou subventions.
  •  Trouver également de la documentation en ce qui concerne les costumes des hommes, les costumes des métiers et des circonstances, sans oublier les costumes des enfants.
  •  Lister les adresses et dates des brocantes et vide-greniers, les adresses de marchands de tissus, mercerie… Ainsi que les sites internet s’y rapportant.
  •  Faire appel aux journaux et aux villages en vue de collecter des pièces d’art et traditions populaires et des pièces de costumes.
  •  Noter la mémoire des anciens sur le port du costume : aller rencontrer les personnes.
  •  Question sur le costume de demain et comment le présenter au public.
  •  Prévoir d’organiser des rencontres entre les différents costumes avec thématiques.

En conclusion, il en est ressorti l’importance de l’Observatoire au niveau de l’ouverture, du partage et de la communication entre les différents territoires et leurs costumes. Il serait un outil essentiel pour transmettre le goût, la fierté, de porter chaque costume et pour transmettre les savoirs-faire.

Atelier Musique – Le 31 mars 2012 à Maussane-les-Alpilles

Atelier Musique par Déborah Lazzerini

Cet atelier à réunit une vingtaine de participants, aussi bien des musiciens traditionnels que contemporains, membres de groupes de danses folkloriques venus de tout horizon : Istres, Plan d’Orgon, Cavaillon, Avignon, Arles, Var, Vitrolles.

Merci à Jean-Charles Tabacchi, Maurice Guis, Guy Bonnet, Jean-François Gérold, Yves Lopez Délégué à la Culture de Maussane-les-Alpilles et aux représentants de diverses associations (groupe folklorique d’Istres, Plan d’Orgon avec Li Galejaire Planen, groupe folklorique Li Dindouleto dóu Roucas) d’avoir participé à cet atelier.

Au cours de cet atelier, un constat sur l’état actuel des choses concernant le chant (et plus spécialement la chanson populaire provençale), la danse folklorique et la musique a été dressé. Tout d’abord, la relève a du mal à s’effectuer. En effet, chacun des participants a fait part de ses difficultés à recruter de nouveaux membres, à faire venir plus de participants. Ceci peut s’expliquer par plusieurs facteurs :

Une image un peu ringarde du costume en particulier et de la culture provençale en général : ce n’est pas à la mode de porter le costume, de danser le folklore, de chanter la Provence…

Les jeunes sont appelés, par leurs études, la recherche de travail, à quitter la région. Ils reviennent alors moins souvent, ne participent plus ou beaucoup moins aux journées de fêtes.

Il existe de plus en plus une notion de « plaisir sans contraintes ».

Il est difficile de rentrer dans le système scolaire. Il y a comme une interdiction de  donner des cours de danses, chants, ou des stages de langue provençale dans les écoles. Là aussi l’anglais prédomine. Pourtant c’est à l’école que la sensibilisation à la culture prend sa source. Ce phénomène apparaît moins chez les tambourinaires. Mais quand on constate cela, que peut-on attendre de l’avenir ?

Au niveau des maisons de disques, la prédominance des majors fait que les musiciens et les chanteurs provençaux ont du mal à s’imposer et à faire diffuser leurs projets sur les grands médias : radio, télévision. Le chant provençal apparaît comme étranger dans sa propre région. Un manque cruel se fait sentir au niveau des maisons de disque ou des producteurs : aucun ne travaille pour la diffusion et la promotion des œuvres provençales. On subit une forte anglophonisation de notre culture. Cela peut décourager l’artiste souhaitant lancer son projet.

Il n’existe pas de répertoire complet, permettant de retrouver toutes les œuvres, tous les artistes existants, toutes les partitions ou les noms de groupes folkloriques et leur situation dans la région. La recherche de ces renseignements peut s’avérer parfois longue et compliquée.

Pour certains, il règne comme une impression d’identité provençale malade. Pourquoi la culture bretonne « cartonne » autant ? Car avant tout, ils se sentent « bretons ». Il existe une certaine fierté vis-à-vis de sa région, un sentiment d’appartenance, d’avoir des racines…

Partant de ces constats, nous avons cherché quels sont les axes prioritaires que nous aimerions voir l’Observatoire de la langue et de la culture provençale adoptés.

Tout d’abord, Fédérer
En effet, il est important que l’Observatoire apparaisse comme une force, un bloc puissant. Ainsi, chacun se sentirait soutenu, en union avec d’autres artistes. La diffusion des œuvres provençales dans les médias et dans les écoles n’en serait que plus facile. Car oui, l’Observatoire doit apparaître comme un véritable moyen de diffusion des œuvres, sans que l’on ait à contraindre les médias ou à créer une loi pour cela. Il ne faut pas oublier bien sûr d’être présent sur les réseaux sociaux ou autres nouveaux médias.

L’Observatoire doit participer activement à la revalorisation de la culture provençale et de ses artistes. Apparaître comme une force, c’est amener les gens à nous soutenir, donner du poids à nos projets.

Recenser
L’Observatoire doit vraiment se distinguer et être quelque chose qui n’existe pas à ce jour. Pas tout à fait un musée, mais plus un centre de documentation et d’information. On y trouverait un répertoire des œuvres, un annuaire des artistes, groupes et associations présents, des potentiels qui ne demandent qu’à se développer. Y seraient mis en évidence les modèles, les vrais professionnels, ceux qui ont réussi et qui peuvent apporter des conseils, ceux qui ont su conjuguer tradition et innovation.

Lorsque l’on veut monter son projet, il est important d’être conseillé sur l’aspect juridique (contrat, protection de l’œuvre) mais aussi sur les aides disponibles (subventions par exemple). Et l’observatoire apparaît ici comme un véritable outil d’aide et de conseil.

Faciliter les échanges
Il est important de faire naître des contacts, un partage, une véritable synergie entre les artistes. Bien au-delà de la simple conservation du patrimoine il faut aller vers la pérennisation de l’œuvre. Et là, l’observatoire peut se révéler être un merveilleux intermédiaire.

Pour attirer de nouveaux participants, il faut démontrer que l’on accepte chacun avec son style et même mieux : que l’on peut les mélanger. Mais aussi que l’on n’est pas obligé de faire du 100% provençal : on peut chanter en français sur sa région. Il est important de démontrer que le folklore ce n’est pas seulement du « tutupanpan » !

Atelier Bouvino – Le 31 mars 2012 à Maussane-Les-Alpilles

Atelier Bouvino par Christian Lombardo

Les manadiers  : Sont confrontés à la difficulté de travail avec trois services vétérinaires différents dont les directives divergent. Il serait nécessaire que ces trois services s’harmonisent. Exemple : il y a trois départements concernés par l’élevage de taureaux de bouvine, les déplacements en cas de maladie (tuberculose) autorisent le déplacement des bêtes dans certains départements et non dans d’autres…

Les directives Européennes confrontent de plus en plus les manadiers à de multiples contrôles, vaccins (fait par vétérinaires)… ce qui augmente sensiblement le coût de l’élevage. En abrivado, les sorties  sont de plus en plus périlleuses au vu des sécurités à observer, les assurances sont de plus en plus chères, et de plus en plus difficiles à trouver.

Les manadiers demandent la mise en place de règlements afin que l’on ne puisse plus faire concourir des pseudo-manadiers alors que le quota de leurs bêtes n’est pas atteint pour bénéficier de ce titre, ce qui enlève du travail aux véritables manadiers : ceux qui se consacrent à l’élevage à plein temps.

Les raseteurs : Ils sont maintenant des sportifs de haut niveau gérés par une fédération sous la coupe du Ministère des Sports (nous y reviendrons plus loin dans les doléances des passionnés).

École taurine : Il en ressort qu’il faudrait que toutes les écoles taurines soient fédérées par le même organisme afin que les élèves aillent dans le même sens :

Connaître mieux les éleveurs avec des stages dans les manades, se confronter au travail de tous les jours, à la préparation des bêtes pour la course, à l’encocardement…

Contact avec des organisateurs de courses, clubs taurins par exemple, pour les sensibiliser à la difficulté d’organisation des courses.

Le rapprochement avec le public, qui a de moins en moins l’occasion d’avoir des contacts avec les raseteurs.

Tout ceci rapprochera tous les acteurs de la course Camarguaise et renouera les liens qui existaient dans le passé et que l’on ne voit plus de nos jours.

Le public : Est conscient que pour remplir les gradins, il faut des noms, aussi bien de taureaux que de raseteurs. Ces raseteurs ont un engagement, il faudrait limiter à cinq ou six raseteurs maximum  engagés, et laisser libre l’accès à la piste aux non engagés. Ceci permettrait de donner plus d’attrait aux courses et seraient retrouvées les « bourres » d’antan (se référer à la cocarde d’or 2012 où la course était libre).
Il faudrait au début de la course expliquer au public,  qui comporte de plus en plus de touristes, les règles de cette course ; qu’une remise des prix va être décernée à la fin, que la Coupo Santo  va être jouée et chantée, et bien sûr qu’il s’agit d’un hymne afin que le public puisse respecter ce moment solennel.

Il faudrait également que les manadiers et bayles Gardians, se présentent à chaque remise de prix en tenue correcte (pantalon et chemise gardians) et non pas en marcel, short et nu pieds (respect de la charte sur la tenue des gardians).