L’observatoire, il est temps de construire… et de collecter !

es lou tèms de basti… e d’acampa !
il est temps de construire… et de collecter !

Aro qu’avèn li dardèno pèr restaura lou Mas Sant Pau, que tout es lèst au nivèu de l’amenistracioun e que l’architèite es chausi, li mesteirau van pousqué adouba lou bastimen segound noste goust. De soun coustat, li benevole dóu Couleitiéu Prouvènço se soun tambèn mes à l’obro dins un nouvèu chantié. S’agis de l’acampamen de doucumen que tóuti devendran la Mediatèco de l’Óusservatòri.

La Mediatèco de l’Óusservatòri : un bèn coumun

L’enventàri di documen croumpa pèr lou Couleitiéu o que ié fuguèron baia es en trin de se faire. La Mediatèco de l’Óusservatòri de la Lengo e de la Culturo Prouvençalo sara duberto en tóuti, que fugon simplamen de curious, o d’afeciouna de literaturo prouvençalo, d’estudiant, de cercaire… L’on ié pourra trouba de libre, de doucumen audio-visuau, d’image… A la bono apoustoulico, lou papié e lou numerique ié saran au toco-toco. Tout eiçò sara un rode pèr lou partage e la couneissènço.

Es tèms de trempa l’arpo !

Crea lou founs doucumentàri que n’en parlan, acò dèu èstre l’afaire de tóuti. Sarés lou bevengu s’un cop voulès trempa l’arpo en vous apoundènt à-n-aqueste mouvemen. Regardas un pau dins vosto biblioutèco o vòsti granié, e baias à l’Óusservatòri de libre e de doucumen en lengo prouvençalo, o que parlon de Prouvènço. Tóutis ensèn, acampen noste tresor coumun !

***

Maintenant que le budget pour la réhabilitation du Mas Saint Paul est acté, que les procédures administratives ont abouti et que l’architecte a été choisi, les artisans des différents corps de métier vont prendre prossession du bâtiment et procéder à sa rénovation. De leur côté, les bénévoles du Collectif Prouvènço ont ouvert un nouveau chantier ; celui de la collecte des documents qui vont constituer le fonds de la médiathèque de l’Observatoire. 

La Médiathèque de  l’Observatoire : un bien commun

L’inventaire des documents acquis par le Collectif sur ses fonds propres et de ceux qui lui ont été donnés est en cours. La Médiathèque de l’Observatoire de la Langue et de la Culture Provençales sera ouverte à tous : simples curieux, passionnés de littérature provençale, étudiants, chercheurs… On y trouvera des livres, documents audio et vidéo, iconographiques. Le papier et le numérique feront bon ménage. Ce sera un lieu de partage de la connaissance.

Il est temps de mettre la main à la pâte !

La constitution du fonds documentaire est un projet participatif. Nous vous invitons à mettre la main à la pâte et à rejoindre le mouvement solidaire qui s’est créé. Alors, inspectez vos bibliothèques et vos greniers, et confiez à l’Observatoire livres et documents en langue provençale ou sur la Provence.
Constituons ensemble notre trésor commun !

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Un chantié « dubert » au publi
Un chantier « ouvert » au public

L’Óusservatòri de la lengo e de la culturo prouvençalo

Première réunion de travail avec l’architecte
désigné pour la réhabilitation du Mas Saint-Paul

Mardi 26 septembre 2017 avait lieu une réunion de travail en mairie de Cheval-Blanc. Le maire de la ville, Christian Mounier, a présenté officiellement au Collectif Prouvènço Eric Payan, l’architecte désigné pour la réhabilitation du Mas Saint-Paul qui va accueillir l’Observatoire de la langue et de la culture provençales. M. Payan et les représentants du Collectif Prouvènço s’étaient en fait rencontrés de manière fortuite quelques minutes plus tôt, sur le site du futur Óusservatòri. Ils ont pu vérifier ensemble que le bâtiment est désormais sécurisé, son accès y étant interdit au public, et que les travaux sur l’accès et les abords du Mas Saint-Paul sont achevés.

La réunion de travail a été fructueuse. L’architecte Eric Payan, originaire d’Arles, a à son actif de nombreuses réalisations similaires, qu’il s’agisse de bâtiments patrimoniaux rénovés dans le respect de l’architecture et des techniques traditionnelles ou d’ERP (Etablissements recevant du public), deux qualités cumulées pour la réhabilitation du mas. « L’Observatoire est une belle aventure, a déclaré M. Payan, très impatient de se mettre à l’ouvrage. Nous allons pouvoir débuter les travaux dès le début 2018, ils seront achevés avant la fin de cette année. » Un calendrier dont ce sont félicités le maire de Cheval-Blanc, à qui incombe la maîtrise d’ouvrage, et Jean-Pierre Richard, le Président du Collectif Prouvènço, qui voit enfin ce grand projet aboutir.

mdp57 -2017-09-26_OBS_Mas St PaulL’architecte Eric Payan (à droite) et les représentants du Collectif Prouvènço, Jean-Charles Tabacchi, Vice-président et Trésorier-adjoint, Remi Venture, Vice-président et Jean-Pierre Richard, Président, sur le site du Mas Saint-Paul.

mdp57 - 2017-09-26_OBS_Réunion Mairie Cheval Blanc

Réunion très constructive en mairie de Cheval-Blanc, avec, au premier plan, l’architecte Eric Payan, Rémi Bartheye, adjoint au Maire de Cheval-Blanc, délégué aux travaux, Christian Mounier, Maire de Cheval-Blanc, Vice-président du Conseil Départemental 84, et les membres du conseil d’administration du Collectif Prouvènço : Jean-Pierre Richard, Robert Arnaud, Isabelle Imbert-Chabas, Jean-Charles Tabacchi, Remi Venture et Jean-Claude Cordéro.

Un chantié « dubert » au publi
Un chantier « ouvert » au public

Lou proujèt s’encapo mai que mai bèn qu’es pas de dire, doumaci li dardèno baiado pèr li couleitiveta territourialo, dins l’escasènço de restaura lou Mas Sant-Pau. Tout acò es en trin de se capita, l’architèite chausi aguènt coumença de faire soun estùdi. Soubro pamens proun de cause de vèire, pèr que l’Óusservatòri de la lengo e de la culturo prouvençalo posque viéure de-bon. Acò ‘s l’afaire de tóuti li Prouvençau. Adounc, lou Couleitiéu Prouvènço fai lou rampèu pèr que de bòni voulounta vengon nous ajuda. *** Le projet avance à grands pas avec le budget pour la réhabilitation du Mas Saint-Paul acté par les collectivités territoriales et les premiers coups de pioches pour entamer les travaux. Il reste toutefois tant de choses à faire pour faire vivre l’Observatoire de la langue et de la culture provençales. Et c’est l’affaire de tous les Provençaux. Le Collectif Prouvènço fait appel à toutes les bonnes volontés. 

Vous enganés pas se vesès li panèu que soun auboura sus lou site dóu Mas Sant-Pau, à Chivau-Blanc : « Chantier interdit au public ». De-fèt, es enebi d’intra dins la bastido pèr d’evidènti resoun ligado à la securita. Mai un autre chantié a tambèn coumença ; acampa de sòu pèr faire viéure aqueste cèntre culturau prouvençal mistralen.

Sias esta noumbrous que baierias de senepo pèr acò, en passant pèr la Foundacioun dóu Patrimóni. Vous disèn tóuti nòsti gramaci. La souscricioun es sèmpre duberto d’autant que, lou fau ramenta, pòu pièi apichouni vòstis impost. Lou Couleitiéu Prouvènço amarié mai que fuguessias generous, meme d’un biais moudèste.

Dins lis edicioiun avenidouiro dóu magasine e sus la telaragno, sarés assabenta de coume s’endevèn noste proujèt, que dèu mena à la creacioun vertadiero de l’Óusservatòri. Restas coutrío emé nous-autre, e pièi esitès pas de nous touca pèr n’en saupre mai raport à noste « chantié ».

Gramaci pèr vosto ajudo. La lengo e la culturo prouvençalo, acò’s l’afaire de tóuti li Prouvençau, e de tóuti lis amourous de nosto regioun.

***

Ne vous méprenez pas sur les panneaux installés sur le site du Mas Saint-Paul, à Cheval-Blanc : « Chantier interdit au public ». S’il est en effet prohibé de pénétrer dans l’enceinte de la ferme, pour des raisons évidentes de sécurité, un autre chantier est en cours : celui de la collecte de fonds pour ce centre culturel provençal mistralien.

Vous avez été nombreux à faire une contribution financière via la Fondation du Patrimoine pour la réhabilitation du bâtiment, nous vous remercions pour votre implication. La souscription est toujours ouverte, elle a l’avantage, rappelons-le, d’offrir des déductions fiscales non négligeables. Le Collectif Prouvènço fait donc appel à votre générosité, même de la manière la plus modeste.

Nous vous tiendrons informés de l’avancée des travaux de réhabilitation du Mas Saint-Paul et des prochaines étapes de l’Óusservatòri au fil des prochaines éditions du magazine et sur nos réseaux sociaux. Restez connectés et n’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus sur notre « chantier ».

Merci pour votre aide. La langue et la culture provençales sont l’affaire de tous les Provençaux et de tous les amoureux de notre région.

Jean-Pierre Richard, Président du Collectif Provence

Finaçamen pèr la restauracioun dóu Mas Sant-Pau

Avèn besoun d’argènt pèr coumpleta lou finançamen dóu reviéudage dóu Mas Sant-Pau. Vaqui perqué vous demandan d’èstre abelan pèr aquel esfors financié. Gramaci pèr vosto generousita. *** Nous avons besoin d’argent pour compléter le financement de la réhabilitation du Mas Saint-Paul, aussi nous faisons appel à votre « bon cœur » pour participer à l’effort financier. Merci de votre générosité. 

www.fondation-patrimoine.org/15794

Le Collectif Prouvènço s’approprie le Mas Saint-Paul

Le samedi 27 septembre 2014 restera une journée mémorable pour le {Collectif Prouvènço.} Les bénévoles de l’association se sont retrouvés à Cheval-Blanc pour « s’approprier » la Ferme Saint-Paul, qui abritera prochainement {l’Observatoire de la langue et de la culture provençales}.

Avant le lancement des travaux de réhabilitation de cette magnifique ferme patrimoniale du Parc du Luberon, nos courageux bénévoles ont donc mis la main à la pâte, armés de pelles, de pioches, de râteaux, de balais… Ils avaient du cœur à l’ouvrage pour faire un « tri sélectif » des déchets extraits des entrailles de cette vénérable bâtisse du XVIII° siècle.

Monsieur le maire de Cheval-Blanc, Christian Mounier, avait pris soin de faire nettoyer le grand terrain de 2.5 hectares. Il est venu nous rendre visite pour nous soutenir et prendre le verre de l’amitié durant la pause. Un reporter de La Provence était là pour immortaliser la scène, tout comme notre ami, Pierre Madec, à qui l’on doit ce reportage photo.

Nombreux furent les bénévoles qui découvraient ce lieu et pouvaient enfin voir les choses de manière concrète :{ l’Observatoire} n’était plus une chimère ! Sous le soleil de cette belle journée de septembre, chacun pouvait ressentir une grande fierté à redonner un peu de lustre à ce bâtiment magnifique, spacieux et chargé d’histoire, un lieu idéal pour le projet de {l’Ousservatòri}. Certes, il reste encore un travail immense à accomplir, mais grâce à l’enthousiasme et à l’implication des amoureux de la Provence – sans oublier les collectivités locales qui soutiennent le projet et les donateurs qui peuvent souscrire à la réhabilitation de la ferme via la Fondation du Patrimoine -, ce grand dessein pour la Provence est en passe de se réaliser.
























































Photographies de Pierre Madec

Lis assiso de la lengo e la culturo prouvençalo

 

 Voici le film des
Assises de la Langue et de la Culture Provençales à Maussane-les-Alpilles
le 31 mars 2012

 

Le 31 mars 2012 à Maussane-les-Alpilles

Assiso de la Lengo et de la Culturo Prouvènçalo

Dicho e Soustèn – Discours et Soutien

 

Le Maire de Maussane-les-Alpilles, Jack Sautel est venu dès le matin accueillir les participants aux ateliers. L’apès-midi, C’est Maryse Autheman qui, au nom du Maire, a souhaité la bienvenue au large public présent.

Le Président du Collectif Prouvènço a remercié la commune, le Maire de Maussane-les-Alpilles, les élus et le personnel communal qui ont largement contribué au succès de cette manifestation.

Jean-Pierre Richard, Président du Collectif Prouvènço

« … Dóumaci lis atalié que s’acampèron à-de-matin sus tóuti li faceto de nosto culturo – lengo, literaturo, patrimòni, ensignamen, trasmessioun, bouvino, coustume, tiatre, ecounoumìo, agriculturo -, avèn rousiga l’os pèr se goungousta de ço que Rabelais i’avié mes pèr noum « la substantifique moelle ». Avèn moustra, s’acò èro encaro necite, que nosto lengo es ligado à noste territòri. E qu’aquéu territòri es liga, tambèn, à nosto identita prouvençalo emai franceso. Lou bilans d’aquelo sesiho es esta pièi fa d’un biais serious, sènso pas ges de coumplasènço. En avalourant li causo que soun bono, mai tambèn en regardant li que van pas…

… En 2007, à Arles, j’avais déjà affirmé ceci : Vuei, Prouvènço vèn de recounquista soun ounour, e l’ounour de sa lengo. La lengo de Frederi Mistral, de Carle Galtier, de Mas-Felipe Delavouët, de Jan-Pèire Tennevin.

Et bien oui !… Je vous le dis à nouveau, Mesdames, Messieurs. Vuei, Prouvènço a reconquista lou dre de faire viéure la lengo nostro. Lou dre, pèr nòsti jouine, d’èstre mai proche d’uno culturo regiounalo vivo, au countràri d’uno marrido culturo anglo-seissouno qu’amarié d’unifourmisa lou mounde, la Franço, e si regioun…

… La Provence est une grande région identitaire de France, qui peut, elle seule, se réclamer du seul Prix Nobel de littérature de langue régionale jamais attribué. Et cette langue régionale, c’est notre provençal, illustré par Frédéric Mistral, écrivain provençal, et chantre de la Provence !… Il faudra aussi changer les choses en matière d’enseignement. Plus de professeurs de provençal seraient nécessaires. Il faudrait que nos enfants puissent apprendre notre histoire, notre géographie régionale. Sans parler de sa valeur humaniste et culturelle, l’enseignement du provençal facilite l’ouverture et la compréhension des autres langues romanes…

… Il faudra qu’enfin cesse la volonté d’imposer de manière officielle la double graphie dans l’enseignement, afin d’y inculquer aux élèves la graphie occitane. Bien sûr, on y affirme qu’il s’agit d’une prétendue « ouverture »…

Passez pourtant le Rhône !… A Beaucaire ou à Nîmes, territoires linguistiquement Provençaux, mais qui se trouvent en Languedoc, plus question de « double graphie » !… On y impose la seule orthographe occitane. Et le plus sérieusement du monde, quel est l’argument qu’emploient les occitanistes pour imposer leurs vues ?… « Qu’il ne faut pas troubler les élèves » !… Ce 31 mars verra enfin la publication officielle d’un projet qui nous tient à cœur. Il s’agit du dossier d’inscription de la langue provençale au patrimoine immatériel de l’UNESCO,. Nous allons y travailler et avec vous tous… »

Christian Mounier, Maire de  Cheval-Blanc

« … C’est pour la commune de Cheval-Blanc un grand honneur que de pouvoir proposer un bien communal qui puisse devenir ce lieu essentiel et ô combien important permettant d’assurer le développement mais surtout le vécu et la connaissance de notre patrimoine culturel et notre langue provençale…

S’adressant à Michel Vauzelle : «  Il y a bientôt 2 ans, lors de votre dernière visite dans le village, nous avons évoqué le projet de l’Observatoire et vous m’avez assuré de tout votre soutien dans ce projet. Vous avez aujourd’hui l’opportunité d’entrer dans l’Histoire. Nous connaissons tous ici votre engagement pour la culture et la langue provençale. Si alors que le lieu existe et avec le soutien qui est le vôtre, nous manquons ce rendez-vous qui ne se représentera peut-être plus, je crains que ces centaines de formidables bénévoles qui, partout en Provence et ce depuis des décennies, défendent leur culture avec la ferveur que nous leur connaissons, ne se sentent pas reconnus. Si tel était le cas, je crains, tout en souhaitant me tromper, que d’ici quelques années, la plupart des documents et archives qui retracent nos racines historiques liées à la langue et à la culture provençales ne disparaissent à jamais, laissant bien sûr un boulevard à ceux qui ne rêvent que de voir régner le drapeau de la croix de Toulouse sur l’ensemble de notre territoire provençal… »

Bernard Reynès, Député-Maire de Châteaurenard

« … Je suis bien évidemment résolument de votre côté parce que selon moi l’Histoire d’un peuple se reconnaît d’abord dans son identité et, la défense de la langue provençale, c’est bien le combat de cette identité. Je crois que de façon générale il faut développer non pas notre savoir-être, à savoir notre culture provençale, mais aussi notre savoir-faire, à savoir cette économie locale (…) Mais l’agriculture provençale doit aussi rester l’agriculture au niveau national et au niveau exportateur. C’est en ce sens, Monsieur le Président de la Région, que je soutiens tout à fait votre projet de créer une marque provençale…  Je suis là pour accompagner de mes voeux la création de votre Observatoire de la langue et la culture provençales sur la commune de Cheval-Blanc. Je félicite Monsieur le Maire qui le fait avec  foi. Ce sera à la fois un organisme de coordination, un lieu de création, ce sera aussi une structure de fond qui servira de socle et de tremplin pour votre mouvement…»

Michel Vauzelle, Président de la Région Provence

« … Cet Observatoire qui naturellement a retenu toute mon attention et sur lequel je me suis engagé – le Maire de Cheval-Blanc l’a rappelé – et je reprends solennellement devant vous cet engagement de faire que tout naturellement la Région de Provence doit avoir un Observatoire de la Provence qui soit la pointe de notre combat pour notre Provence pour notre langue et pour notre identité. Sur ce point, vous pouvez compter sur moi. … Il faut qu’il y ait plus de respect à l’égard d’une culture qui fait l’honneur de la France et de l’Europe et qui est également une force par ce que nous apportons aux autres cultures, dès lors que notre culture provençale – et pas occitane – est respectée et par conséquent l’appel du sud c’est l’appel des provençaux qui ont besoin que l’État Français et l’Union Européenne portent davantage attention au développement économique de notre Région parce que c’est une reconnaissance dont nous avons besoin en tant que provençaux (..) mais également une reconnaissance du rôle que peut jouer et doit jouer la Provence (…) »

Signez la Motion !

Motion proposée par le Collectif Prouvènço pour la reconnaissance du provençal et l’exception culturelle provençale

Bravo à tous pour cette jolie mobilisation. Plus de 3085 signatures en deux mois et vos courriers nous parviennent en grand nombre de toute la Provence.

Nous annoncerons régulièrement la progression du nombre de signatures globales sur le site du Collectif Prouvènço : http://www.collectifprovence.com

Pour la reconnaissance du Provençal
Le Manifeste pour la Provence

Préambule

En novembre 2002 déjà, aux Assises Interrégionales occitanes de Béziers, Bernard Cerquiglini, alors président de la Délégation Générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), appelait de ses vœux la construction d’une structure interrégionale qui serait le « {conseil de la langue occitane ou de la langue d’oc} ». Et de préciser, à l’époque : « pas la peine de dire interrégional car Robert Lafont a raison, il sera européen ».

On voit là que l’idée d’un centre interrégional dédié à l’occitan date d’au moins 10 ans en arrière. Bernard Cerquiglini affirmait alors qu’il fallait mettre au point « une structure de coordination politique de décideurs qui mette en jeu un certain nombres de régions, de départements, de grandes villes ; trouver un moyen d’obtenir une structure de coordination avec des financements, un budget. » Il argue d’un pôle toulousain qui financerait l’édition en occitan mais surtout de « cette chose toute nouvelle qui est la coordination à un niveau politique inouï dans la France républicaine, c’est-à-dire quelque chose qui soit six régions, quelques départements, des grandes villes ; il faut les faire travailler ensemble ».

En mai 2010, près de 8 ans plus tard, James Costa, ancien professeur d’occitan, rédige un article, dans le cadre de ses nouvelles fonctions en sociolinguistique de l’éducation au sein du laboratoire ICAR de l’Université de Lyon. Cet article, intitulé « du local au global : essai de clarification idéologique préalable », et portant la mention « {ne pas diffuser » sur chaque pleine page, se trouve pourtant en accès libre sur internet. Voilà ce qu’on peut lire, notamment, dans la conclusion : « Les enjeux symboliques, comme la conquête d’un CAPES spécifique de provençal ou la reconnaissance du provençal comme langue de France, par ailleurs sans conséquence politique réelle dans l’état actuel de la politique linguistique française, sont à la fois trop dérisoires – et précisément de ce fait trop importants – pour faire l’objet d’une conciliation. »

Enfin, en 2012, le PEN Club Occitan, qui rassemble des auteurs en occitan, a lancé un manifeste affirmant « le caractère un et divers de la langue et de la culture d’Oc} ». Dans ce document on peut lire que la «{ langue d’Oc ou langue occitane » possède de nombreuses variétés régionales. Toujours selon ce document qui assène ses contre-vérités et ses croyances dogmatiques et sectaires comme en ont l’habitude des mouvements occitanistes : « l’intercompréhension générale entre ces variétés pour un locuteur qui maîtrise correctement l’une d’elles se fait sans difficulté, dans cet espace d’oc, il n’a nullement besoin d’interprète ! Toutefois, le fait que cette langue n’ait jamais été la langue d’un ensemble politique uni, qu’elle ait été longuement confinée dans un usage principalement privé et vernaculaire, entre groupes de proximité, a pu faire croire à quelques observateurs extérieurs ou inattentifs à un émiettement de cet ensemble en plusieurs langages différents. Certains groupuscules, refusant le consensus de la majorité des linguistes sérieux, vont ainsi jusqu’à prétendre qu’il y aurait non pas une mais plusieurs « langues d’Oc ». Mais ce n’est pas tout ! « Demander, comme le font certains, que les variantes de la langue d’Oc soient reconnues comme autant de langues à part entière, c’est briser ce mouvement d’échanges multiples et appeler à un repli mortifère sur soi. » Ainsi, selon le PEN Club Occitan, aucun échange ne saurait exister si chaque langue d’oc était reconnue en tant que telle : quelle drôle d’idée !… Transposé à l’Europe, cela voudrait dire que la France et les autres pays d’Europe (par exemple notamment ceux de langues romanes) ne sauraient avoir d’échanges culturels puisqu’ils sont des entités différentes, avec des langues différentes !… Mais il est vrai que rien n’arrête les tenants de l’idéologie occitaniste, pas même et surtout pas le ridicule !

A son tour, la Région Midi-Pyrénées, dans un rapport de 58 pages, nous explique un schéma de développement régional et interrégional de l’occitan.

De la même façon, la Région Aquitaine, dans un courrier adressé à l’ensemble des Collectivités régionales visées, soit 32 départements et 6 régions, dont la Provence, demande la création et le financement d’un centre interrégional occitan. Cette demande est signé du Président de la Région, sous l’impulsion de David Grosclaude, ex-président national de l’IEO (Institut d’Etudes Occitanes, mouvement militant aux positions outrancières bien connues) et membre du parti occitan, devenu, par le jeu des alliances politiques, vice-président du Conseil Régional d’Aquitaine. Il s’agit bien sûr d’essayer d’imposer de l’extérieur une occitanisation à laquelle la Provence et les Provençaux ont toujours résisté.

D’ores et déjà, plusieurs collectivités provençales ont décidé de ne pas donner suite à cette demande.

La motion suivante sera remise aux élus provençaux et aux dirigeants des collectivités territoriales, régions, conseils généraux…

 Manifèste pèr Prouvènço

Pourquoi défendre et promouvoir le provençal comme langue de France à part entière ?

La langue provençale est vivante, à l’image de la culture qu’elle porte. La vitalité de l’édition, de la chanson, de la presse d’expression provençale, du théâtre ou des associations culturelles en est la démonstration. L’audience des émissions télévisées en provençal le confirme. L’usage du provençal dans les affichages publics, panneaux et publicités, témoigne de ses fonctions identitaires et économiques.

Les enjeux majeurs du soutien à la pluralité linguistique de la France, et notamment aux langues de France dites « régionales », sont dorénavant connus et largement acceptés, même s’il reste beaucoup à faire pour mettre en œuvre une véritable politique linguistique efficace en ce sens. Car il n’en reste pas moins que le provençal est en danger. Un intérêt renouvelé lui est porté, une demande sociale de préservation s’exprime, mais sa transmission familiale est de moins en moins assurée, son enseignement reste limité, sa place dans la vie quotidienne reste discrète, et la disparition progressive des générations qui l’ont acquis en famille réduit chaque jour le nombre de ceux qui le parlent.

Précédemment, en 2007 et en 2009, le Collectif Prouvènço a appelé à manifester pour la reconnaissance de la langue et de la culture provençales. Car, hélas, de façon persistante depuis quelques décennies, le provençal se voit contester par certains mouvements militants son statut de langue afin de l’intégrer de façon abusive et forcée dans une langue dite « occitane ». Ce refus de reconnaissance est régulièrement relayé, mais prudemment, par les deux grands ministères en charge des langues de France : celui de l’Éducation Nationale (alors que sa position antérieure était beaucoup plus nuancée) et celui de la Culture, depuis la création de la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France en 1999.

Depuis 2010, le Collectif Prouvènço interroge chaque année la population sur de grands thèmes liés à la langue et à la culture provençales, à travers des forums citoyens ouverts à tous. Le premier du genre s’est tenu à Châteaurenard en janvier 2010 et avait pour thème « Une loi pour les langues régionales ? ». A cette occasion, les liens étroits entre l’identité provençale et l’économie de la Région ont été soulignés. En 2011, à Maussane-les-Alpilles, le Collectif Prouvènço s’est intéressé à l’enseignement de la langue provençale de la maternelle à l’université. Puis, en avril 2012, il a convié les provençaux, toujours à Maussane-les-Alpilles, aux premières Assises de la langue et de la Culture Provençales. A cette occasion, l’association a présenté au public l’Observatoire de la Langue et de la Culture Provençales, dont les locaux se situeront à Cheval-Blanc, dans le Vaucluse, et a lancé une grande souscription publique pour soutenir les actions de cet outil qui sera au service des provençaux.

Il faut rappeler que :

• le provençal est une langue parlée ou comprise et identifiée comme telle par plusieurs centaines de milliers de personnes dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et au delà dans la « Drôme provençale », la région nîmoise et certaines vallées du Piémont italien ;

• le provençal est vécu par les Provençaux comme une langue distincte à part entière, qui jouit d’un large soutien de la population et des collectivités locales, qui bénéficie d’un net mais fragile regain dans la vie publique depuis quelques décennies (publicités, signalisation routière, festivals, théâtre, usages publics, etc.) ;

• le provençal est considéré distinctement comme langue à part entière par l’immense majorité des linguistes, des institutions locales, régionales et internationales ;

• le provençal, a été reconnu à la fois comme langue spécifique de la Provence et comme langue menacée par l’UNESCO (Atlas des langues en péril dans le monde, UNESCO, 1996) et par le guide des langues du monde le plus reconnu au niveau international (Ethnologue, languages of the world) ;

• le provençal est une langue d’expression littéraire reconnue (Prix Nobel de F. Mistral), possédant une orthographe moderne fixée au XIXe siècle et aujourd’hui employée par quasiment la totalité des collectivités, écrivains, enseignants, ouvrages linguistiques et pédagogiques… ;

• il existe spécifiquement pour le provençal des grammaires, des dictionnaires, des méthodes d’enseignement, des maisons d’éditions et des centres de recherche.

Toutes les enquêtes de terrain et les études scientifiques confirment que le provençal réunit toutes les conditions de reconnaissance comme langue à part entière, dotée des moyens de sa promotion et de son enseignement.

Parallèlement, toutes les études historiques montrent que l’ « Occitanie » n’a jamais existé, que ni les régions ni les parlers du grand sud n’ont jamais été unifiés dans leurs usages, leurs formes et leurs graphies.

L’affirmation de l’existence d’une « Grande Occitanie » dotée de sa « langue occitane » unifiée est une construction idéologique plus que discutable, dans ses fondements comme dans ses projets.

Or, promouvoir le provençal comme langue à part entière avec des mesures adaptées à sa situation particulière est la seule possibilité pour qu’il survive. L’intégrer dans un ensemble « occitan », et lui appliquer les mesures inadaptées préconisées par les militants de cette langue artificiellement unifiée, conduira inévitablement le provençal à sa disparition. Il est clair que serait vouée à l’échec une éventuelle politique linguistique et éducative qui prétendrait concerner le provençal :

• sous un nom que la population ne lui connaît pas (« occitan ») alors que le terme provençal est employé par près de 90% de la population pour le nommer ; avec une graphie « occitane » à peu près inutilisée en Provence, sous laquelle les Provençaux ne reconnaissent même pas leur langue et dont l’archaïsme et la complication rendent l’apprentissage très difficile (90% du provençal écrit l’est en orthographe moderne dite « mistralienne » depuis plus d’un siècle) ;

• en définissant une langue unique « de Nice à la Gascogne et de l’Auvergne à Toulouse » d’une façon totalement étrangère aux points de vue, aux usages et aux attentes des usagers de la langue provençale et des autres langues de la famille d’Oc. Voire en proposant un « occitan standard » de substitution à la place des variétés locales du provençal qui motivent l’essentiel de l’attachement à une langue « régionale » de proximité…

Un grand et vif débat public a eu lieu depuis plusieurs années entre les tenants d’une intégration dans un occitan unifié et les tenants des langues d’oc, chacune d’elles étant une langue à part entière. La population provençale et ses élus légitimes ont exprimé massivement un choix pour une reconnaissance du provençal comme langue à part entière. La presse, les questions écrites des députés et sénateurs, les courriers, déclarations ou adhésions au Collectif de nombreux maires et jusqu’au Président de notre Région s’en sont fait l’écho. Les principes humanistes, républicains et loyaux qui les animent sont incontestables. Des études scientifiques confirment les fondements de ce choix. Il est donc grand temps que la situation du provençal soit définitivement et démocratiquement clarifiée pour que vive dignement cette langue aux côtés des autres langues de la famille d’oc et de toutes les autres langues de France, d’Europe et du monde.

Il est de notre devoir citoyen à tous de nous engager pour cela.

Pour toutes ces raisons, nous nous prononçons, avec le Collectif Prouvènço qui créé un Observatoire de la Langue et de la Culture Provençales à Cheval-Blanc (84) :

- 1 -

pour la reconnaissance du provençal comme langue de la Provence

- 2 -

contre un centre supra régional occitan

- 3 -

pour l’exception culturelle provençale

 

 

Tous les cours de Provençal 2012/2013

Dans le cadre des activités de l’Observatoire de la Langue et de la Culture Provençales, le Collectif Prouvènço est heureux de vous adresser une liste des cours où il est possible d’apprendre le provençal.

Cette liste est continuellement réactualisée et disponible d’un simple clic sur notre site internet.

Nous espérons que vous en apprécierez le contenu et restons à votre disposition pour toute question relative à l’apprentissage du provençal.

TOUS LES COURS DE PROVENÇAL 2012/2013

LES ASSISES – Atelier Langue

Le 31 mars 2012 à Maussane-les-Alpilles
Atelier langue par Remi Venture

 

Un trentenau de persouno fuguèron presènto à-n-aquesto sesiho. Fuguè uno matinado drudo emé d’escàmbi fruchous, que n’en poudèn tira ço que vaqui.
Estamen de la lengo dins aquelo debuto dóu siècle XXIen

  •  Terro duberto e caire-fourc vertadié, la Prouvènço a sèmpre couneigu uno grosso mescladisso de populacioun. S’aquelo realita se retrovo tout lou long de l’istòri nostro, acò devenguè enca mai impourtant dins lou siècle XXen…
  •  Dins un mitan culturau ounte la lengo, lou mai souvènt, s’entènd plus, i’a plus ges de tramessioun naturalo. Ansin, es maleisa d’atrouva de jouine que volon se metre au prouvençau…
  •  Lou mai souvènt, lis ensignaire, éli meme, s’interèsson pas gaire à la culturo prouvençalo. E meme dins aquéli qu’ensignon lou prouvençau, n’i’a pas proun que soun de militant vertadié pèr la Causo nostro…
  •  Sarié pamens faus de se pensa que la marrido situacioun dóu prouvençau s’apren soulamen is escolo… Meme dins lou pichot mounde de la Tradicioun, la lengo es mens amado que, pèr eisèmple, lou coustume…
  •  Despièi lou tèms de Mistral, lou prouvençau a chanja d’estatut. Dins lou siècle XIXen, s’agissié dóu parla poupulàri, aquéu di « pastre e gènt di mas », alor que li letru emplegavon lou francés. Vuei, es lou countràri. Lou prouvençau es plus uno lengo poupulàri, mai un signe de culturo…

Proupousicioun

  •  Fau atriva lis Elegi, faudrié qu’acetèsson de n’en faire mai pèr la lengo…
  •  Avaloura la fourmacioun dis ensignaire, qu’aquéli-d’aqui fugon proufessour de mestié – pèr lis establimen publi e priva…-, o dins lis assouciacioun, pèr lis adulte… S’agis de quauco-rèn qu’es d’autant mai impourtant que l’ensignamen de la lengo se dèu pas faire dóu meme biais segound lou publi touca.
  •  Dins aquelo escasènço, la creacioun d’un ourganisme sus la lengo e la culturo prouvençalo, tant coume lou vòu faire lou Couleitiéu Prouvènço, sara forço precious.
  •  Li media coume la televesioun e li radiò an sembla en tóuti forço impourtant pèr l’espandimen de la lengo. Es parié pèr la musico, la cansoun, e tout ço que pourrié atriva li jouine e avaloura, pèr éli, l’image de la culturo prouvençalo. Raport i media, s’evouquè lou proublèmo tihous de France 3.
  •  Au noum de la justiço, li prouvençalisto devrien pousqué ié passa, éli que n’en soun foro-bandi… France Télévision es uno cadeno de televesioun publico.  Devrié pas unicamen servi pèr la proupagando panóucitano !…
  •  Certo, dins li tèms que sian, lou prouvençau pourra èstre qu’uno lengo de culturo e d’identita. Mai faudrié pas que s’encountentèsse de deveni uno meno de latin o de grè, unicamen parla – e subre-tout escri !….- pèr li saberu…
  •  Es pèr acò que fau enfin favourisa lis espressioun ouralo, pèr faire parla, emai faire ausi parla la lengo i gent que la counèisson pas : cafè literàri o « prouvençau », aperitiéu, counversacioun…